Renart et l'âne

Publié le : 23/02/2019 09:00:00
Catégories : Contes et histoires , Le roman de Renart , Les contes classiques

Quand un âne essaye de venir au secours de son maître ... Mais y arrivera-t-il ?

L’âne était fort fâché. Renart avait encore dévoré les poules du poulailler.

L’âne était très attaché à son maître, et le voir autant ennuyé, sa basse-cour en grand partie dévasté, le fâchait très fort.

Alors l’âne décidât de lui venir en aide , il avait une bonne idée pour donner une bonne leçon à ce mécréant de Renart.

Il s’en allât jusqu’à la tanière du goupil et s’allongea sur le flanc, fermant les yeux et donnant l’impression d’être mort.

Au bout de quelque temps, Renart se leva. Il avait bien dormi, le ventre bien rempli de bonnes poules bien grasses. Il sortit de sa tanière et quel surprise ! L’âne du paysan ! Allongé sur le flanc et qui semble avoir trépasser ! Renart est tout content de cet aubaine. Avec un âne entier rien que pour lui il ne risque pas d’avoir faim cet hiver.

Pourtant il se méfie : pourquoi l’âne serait-il venu mourir ici ? Juste devant chez lui ? Il commence donc par regarder l’âne de tous les côtés, avec sa patte il essaye de le faire bouger, il va même jusqu’à lui planter une griffe dans le flanc. Mais l’âne ne fait aucun mouvement. Il semble donc bel et bien mort.

Mais Renart se méfie encore. Il décide d’abord de faire un tour. Il verra bien à son retour si l’âne sera toujours allongé au même endroit. Mais à peine s’était-il éloigné, qu’il revint sur ses pas : et si un autre animal le trouvait et s’en emparait ? Adieu le garde-manger rempli pour l’hiver.

Renart observa à nouveau l’âne et se décida. Il devait le faire entrer dans sa tanière. Il le tira par les pattes de devant puis le poussa de toutes ses forces mais c’est à peine si l’âne s’était déplacé. Il était bien trop lourd. Alors Renart alla chercher une corde et l’accrocha à l’âne et à lui-même. Ainsi il aurait plus de force pour tirer. Mais à peine était-il attaché qu’il se sentit tiré par l’arrière.

Ane

Quelle surprise ! L’âne s’était levé et le tirait derrière lui, Renart n’était pas assez fort pour résister ! Il essaya de lutter mais sans succès. Alors il essaya de se dégager de la corde mais impossible de défaire les nœuds, la corde était trop tendue. Et voilà notre goupil à la traine de l’âne qui retournait le plus vite possible chez son maître le paysan.

Quand bientôt il arriva, le fermier fut un peu surpris de voir un tel attelage. Mais très vite, il comprit le service que l’âne venait de lui rendre : « Merci ! Merci mille fois ! Mon ami ! »

Et il attrapa sa bèche pour assommer Renart. Déjà il pensait à l’utilisation qu’il pourrait faire de la chaude fourrure du renard. Du coup, quand il voulut taper, il ne fit pas attention à Renart qui s’écarta le plus possible. Et le fermier frappa vigoureusement … le flanc de l’âne cassant net la corde qui retenait le goupil à l’âne. Notre compère Renart se sentant à nouveau libre s’enfuit tout de suite et courut le plus vite possible jusqu’à sa tanière.

Quant à notre âne, se frottant amèrement le flanc, il se dit que décidément il était bien mal récompensé pour toute sa peine.

Et notre fermier, bien dépité, se dépêchât de renforcer la palissade qui protégeait sa basse-cour.

Texte de Annikina adapté du Roman de Renart

Illustrations d'Alice de Page

Cette histoire peut être joué avec juste notre renard, l'âne et le paysan que vous retrouvez dans les figurines de la ferme.

©Les Elfes de Tialy

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